| L'ennui avec cette électronique, ces longues pistes du réseau, ce sont les souvenirs qui ne restent que trop bien. On ne peut rien oublier car demeurent les dits et les regrets accrochés aux clusters comme des arapèdes. Un regard, même distrait, et reviennent les rappels d'avant ; il est bien trop facile de retourner sur un territoire abandonné, de renouer avec d'anciennes voix, de se remémorer les chuchotements désormais interdits. Et quelque chose remonte le courant et nous parle : |
|
Les
seins qui apparaissent lentement, au fur et à mesure
... L'anus qui s'arrondit sous le méticuleux travail graissé de l'index ... Les yeux qui s'agrandissent et la peau qui se hérisse quand le baillon se resserre lentement ... Ma voix qui se fait morte lorsque ta langue enrobe de trop près mon gland enhardi bien au-delà des lêvres ... Ton visage scintillant, ornementé des rubans de sperme tiède ... Ton regard de déesse lorsque je m'écoule enfin en toi ... |